I. INTRODUCTION

En date du 13 juin 2019, l’Agence de Régulation et de contrôle des télécommunications (ARCT) a organisé, un atelier de sensibilisation des parties prenantes sur la connectivité et l’inclusion numérique, à l’Hôtel Royal Palace.

Cet atelier a rassemblé soixante sept (67) participants venus de différentes Institutions et Sociétés comme la Présidence de la République, les Ministères, les Provinces du Burundi, les Opérateurs de téléphonie et Fournisseurs dAccès à Internet, les Institutions académiques , les medias, différentes associations des consommateurs et associations œuvrant dans le secteur Télécoms , ONG et le Réseau des Centres des Personnes Handicapés au Burundi.

II. DEROULEMENT DES ACTIVITES

II.1. Ouverture de l’atelier

L’atelier a été ouvert par le Directeur Général de l’ARCT

Dans son discours d’ouverture, le Directeur Général de l’ARCT, Ir Donatien MANIRAMPA a rappelé aux participants qu’actuellement en matière de technologies, les villes se développent plus rapidement que le milieu rural car en ville, il y a des atouts pour favoriser ce développement notamment l’électrification, le pouvoir d’achat élevé, le niveau d’instruction, etc. En plus, il a précisé qu’il s’observe une fracture numérique entre le milieu urbain et rural.

Le Directeur Général de l’ARCT a également souligné que l’Agence dont il a en charge la Direction générale se déploie du jour au jour pour la régulation du secteur afin de créer un environnement propice aux investisseurs pour assurer le développement du secteur des télécommunications.

Il a fait remarquer que pour promouvoir l’inclusion numérique, une attention particulière doit être portée notamment sur :

  • Le renouvellement des licences des opérateurs mobile, incluant les services mobiles 3G et 4G,
  • Le contrôle de la desserte Internet des localités déjà connectés, l’inspection pour vérifier la conformité technique et opérationnelle des antennes et de pylônes supportant des antennes relais, mutuellement utilisés par les opérateurs mobiles ;
  • La collecte des fonds pour alimenter le fonds universel, qui servira certes de vitrines numériques à la rencontre des populations des zones rurales,
  • L’actualisation des textes de lois pour assainir l’environnement juridique des télécommunications ;

Toujours dans son discours, il a indiqué que cet atelier de sensibilisation des parties prenantes vient à point nommé où les participants sont invités à réfléchir sur le pas déjà franchi en matière de la connectivité et l’inclusion numérique pour identifier les défis qui freinent la marche vers l’avant et par la suite proposer des stratégies et solutions pour rendre effective la connectivité en milieu rural et les zones isolées.

II.2. Présentations

Au cours de l’atelier, ont été développés quatre thèmes à savoir :

Thème 1 : cadre légal et réglementaire de l’inclusion numérique (e- inclusion), par Monsieur Alexis KUBWIMANA

Thème 2 : Inclusion numérique des personnes vivant avec handicap: cas des centres des personnes vivant avec handicap au Burundi par Madame Julienne NIYONSABA

Thème 3 : Les obstacles à l’évolution de l’économie numérique : cas des services financiers mobiles par Monsieur Jean Christian NTAHONDI 

Thème 4 : Apport de l’administration en ligne dans l’accroissement de l’inclusion numérique, Par Mr Régis NDANGA MUTWENZI

              III. RECOMMANDATIONS

A la fin de l’atelier, les participants ont formulé les recommandations suivantes:

  1. Mettre en place un Conseil National du Numérique au Burundi (CNNB) pour entre autres réduire des inégalités en matière d’accessibilité aux services TIC ;
  2. Adopter la loi sur la communication électronique et les postes ;

  1. Adopter une loi de stratégie « Burundi large bande 2025 » ;

  1. Suivre et faire adopter une loi sur les transactions électroniques ;

  1. Suivre et faire adopter une loi sur la cyber sécurité et cyber criminalité ;

  1. Développer des énergies renouvelables à l’intérieur du pays, un outil indispensable en matière de connectivité et inclusion numérique ;
  2. Actualiser la politique nationale de développement des TIC qui date de 2010 ;
  3. Mettre à jour la stratégie nationale sur l’administration en ligne (e-Gov) de 2011 ;
  4. Mettre en place des cellules TIC dans tous les ministères et administrations personnalisées ainsi que les secteurs publics et privés impliqués dans le développement du secteur TIC ;
  5. Sensibiliser les organes de prise de décision en premier lieu, le Gouvernement pour appuyer les Centres des personnes vivant avec Handicap en formation et en équipements TIC ;
  6. Mettre en place des infrastructures à clé publique (PKI) et un cadre réglementaire pour la sécurité des réseaux ;
  7. Renforcer la culture du numérique auprès des administrés (citoyens, entreprises….) y compris les émissions et les tables rondes ;
  8. Réintroduire et pérenniser un système de traduction simultanée de l’information dans les média par des signaux destinés aux personnes sourds ;
  9. Accélérer la présentation du projet de formation en informatique professionnelle et en intelligence artificielle (PROFIP-IA) ;
  10. Reprendre le forum national sur la gouvernance de l’internet ;

IV. CONCLUSION

L’atelier a été d’une importance capitale car, il a permis aux participants d’échanger sur le pas déjà franchi en matière de la connectivité et l’inclusion numérique, les défis qui freinent la marche vers l’avant, les projets en cours et de proposer des stratégies et solutions pour rendre effective la connectivité de en milieu rural et les zones isolées, tout en incluant tous les groupes sociaux.

Pour la réussite de l’inclusion, il a été demandé la mise en application des recommandations issues de cet atelier par les parties prenantes du secteur, chacune en ce qui le concerne.