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      DG ARCT

Ir. Donatien MANIRAMPA

Le Burundi a célébré la Journée Mondiale des Télécommunications et de la Société de l’Information (JMT), Edition 2018
I. Introduction
En date du 8 Juin 2018, l’ARCT en collaboration avec les autres acteurs des TIC (opérateurs télécoms, FAI, télédiffuseurs), ont organisé dans les enceintes de l’Hôtel Royal Palace, l’atelier de la Journée Mondiale des Télécommunications et de la Société de l’Information, Edition 2018, sous le thème « VERS UNE UTILISATION POSITIVE DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE POUR TOUS ».

II. Participation
L’atelier qui a duré une demi-journée a vu la participation des représentants :
- De la 1ère Vice-présidence de la République ;
- De la 2ème Vice-présidence de la République ;
- Du Ministère de la Jeunesse, des Postes et des Technologies de l’Information ;
- Du Ministère de la Communication et des Medias ;
- Des Opérateurs de Téléphonies Mobiles ;
- Des Fournisseurs d’Accès Internet ;
- Des Associations œuvrant dans la promotion du secteur des TIC ;
- Des Medias ;
- Des Institutions académiques ;
- Etc.
III. Déroulement de l’Atelier
Après un mot de bienvenu prononcé par le Directeur Général de l’ARCT, Monsieur Donatien MANIRAMPA, le discours de circonstance a été lu par la Ministre de la Jeunesse, des Postes et des Technologies de l’Information, Honorable Evelyne BUTOYI.
Les participants à cet atelier ont alors eu droit à suivre les différentes présentations du jour.
1ère Présentation : L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE AU SERVICE DE LA
CYBERSECURITÉ : ETAT DES LIEUX AU BURUNDI

Présentée par Diègue NIFASHA, ce dernier a d’abord montré les principes fondamentaux de la cybersecurite qui sont entre autres: la Confidentialité, l’Integrité et l’accessibilité. La confidentialité est compromise lorsque le message est connue par une tierce personne en dehors de ceux qui sont sensé le recevoir, l’Intégrité est quant à elle compromise le message est modifiée, l’accessibilité est compromise lorsque le message n’arrive pas à destination.
Après avoir montré les méthodes classiques de sécurité (antivirus, pare feu, etc.) ainsi que leurs lacunes, le consultant a montré, par une série de questions-réponses, que l’intelligence artificielle pour combler les lacunes soulevées par les méthodes classiques. Quant à l’état des lieux au Burundi, la cybersecurité est confrontée à une population peu informée. Coté législation, le Code Pénal prévoit des dispositions de répression de la criminalité informatique, mais restent incomplètes face à la complexité des cybercrime. Néanmoins, une loi spécifique (CERT) est en cours d’élaboration et pourrait constituer un complément conséquent dans la lutte contre la cybercriminalité.
Les recommandations issues de cette présentation sont par exemple:
o Faire le nécessaire pour la mise en place des outils juridiques adaptés de lutte contre la cybercriminalité ;
o Investir dans la recherche et la formation professionnelle sur la sécurité des systèmes d’information ;
o Activer le processus d’implémentation de la famille de normes ISO/IEC 27000 au niveau du BBN ;
o Définir une politique claire de sensibilisation de la population face à la cybercriminalité ;
o Etc.

2ème Présentation : MIGRATION DE L’ANALOGIQUE AU NUMÉRIQUE AU
SERVICE DU BIEN-ÊTRE SOCIAL

Présentée par Clovis NUGAME, le consultant a d’abord rappelé que le processus de la migration de l’analogique au Numérique au Burundi a commencé après le CMR-07. Après sensibilisation de hautes personnalités, il y’a eu mise en place d’un comité national de pilotage en septembre 2012 et deux études consultatives ont été menées. Concernant l’état des lieux, après que le Président de la République ait promulgué la stratégie encadrant le passage de l’analogique au numérique, le gouvernement a reçu plusieurs propositions des sociétés pour mettre en place un contrant de Partenariat Public Privé. Mais c’est la société chinoise Star Times Communications network Technologie qui fut choisi pour implémenter le projet. Le consultant a également rappelé que les constituants de la chaine de valeur de la télévision numérique terrestre qui sont respectivement les producteurs de contenu, les éditeurs de contenus, les distributeurs de signaux ainsi que les consommateurs
Le consultant a terminé en exposant au public les avantages de la télévision numérique qui sont entre autre la qualité de l’image qui est au moins cinq fois meilleure qu’en analogique, beaucoup plus de chaînes peuvent tenir sur le même spectre dans la transmission numérique, etc.
Les recommandations issues de cette présentation sont de :
o Continuer la sensibilisation du public afin que ce dernier ne soit pas un frein dans le processus
o Mettre un cadre qui va réglementer l’interaction entre acteurs de la chaine de valeur de la TNT

3ème Présentation : IMPACT DES TRANSACTIONS ÉLECTRONIQUES AU
SERVICE DU DÉVELOPPEMENT DU PAYS
Après avoir revu en gros l’étude sur l’état des lieux des plateformes de transactions électroniques au Burundi, le présentateur Monsieur Dismas MANIRAKIZA a informé le public que le Burundi s’est doté du système de compensation électronique depuis le 14 février 2017. Dès lors, toutes les transactions interbancaires sauf les chèques passent par ce système en temps réel. Egalement, le système de paiement électronique ATS/CSD va bientôt être interconnecté avec le système de paiement EAPS de l’EAC et celui du COMESA pour faciliter les transactions dans ces pays et à un coût moins important. Par des chiffres concrets, il a montré l’évolution mensuelle des indicateurs d’activités et de performance des ATS/CSD. Le Consultant a également montré sur base de chiffres l’évolution des transactions mobiles que ce soit au niveau national qu’international.
Le consultant a conclu en affirmant que les transactions électroniques au Burundi restent un domaine évolutif au Burundi.
Les recommandations issues de cette présentation sont entre autre :
o Aux Banques: de promouvoir davantage les transactions électroniques et de finaliser  l’acquisition des scanners pour opérationaliser le Système ATS/CSD;
o Aux opérateurs économiques: de rendre accessible leurs produits par paiement électronique;
o Aux opérateurs de télécommunications: d’interface leurs systemes de paiement;
o A la population burundaise: de s’ouvrir aux transations électroniques.
L’atelier qui avait commencé à 9h30 a pris fin à 13h30 dans un climat apaisé couronné d’échanges fructueux.